Illustration freelance : la réalité du métier.
- il y a 2 jours
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Le métier d’illustrateur freelance est parfois perçu comme un conte de fées, parfois comme un parcours du combattant. La réalité est plus nuancée, dans un chemin fait d’essais, d’erreurs et d’ajustements permanents. Cet article est un retour d’expérience sur cette phase du métier, pour essayer de comprendre ce qui se joue réellement au début d’une activité freelance et les mécanismes qui permettent avec le temps de s’y inscrire durablement.
Je suis illustrateur freelance depuis 2020. J’ai suivi une formation en tant que graphiste mais l’illustration m’a toujours passionné. J’ai stoppé mon master en direction artistique pour me lancer en freelance dans l’illustration, mes affinités professionnelles ayant evolué. Je travaille aujourd’hui principalement dans le domaine de l’édition avec la création de couvertures de livres mais j’ai également des expériences dans le domaine scientifique, automobile ou même historique.
Ce témoignage évoluera sans doute avec l’expérience, mais il me semblait intéressant de poser un regard dessus maintenant, à un moment où je suis suffisamment lancé pour analyser les chemins que j’ai empruntés pour en arriver là.
L’objectif n’est ni d’idéaliser le métier, ni d’en dresser un portrait pessimiste.
Ce retour d’expérience s’adresse à celles et ceux qui envisagent le freelance en tant qu’illustrateur ou illustratrice, afin de mieux comprendre certaines réalités du métier et les ajustements nécessaires pour s’y préparer. Mais il pourra aussi intéresser les curieux qui souhaitent découvrir le chemin à parcourir dans un métier de création exercé en indépendant comme le mien.
LE COMMENCEMENT
Lorsque l’on se lance en freelance, la première question qui arrive assez vite est simple : par où commencer pour trouver ses premiers clients ?
La première difficulté n’est pas forcément de trouver du travail, mais de savoir où le chercher. L’illustration est présente dans de nombreux domaines comme l’édition, la publicité, le jeu vidéo, mais aussi le tourisme, les jeux de société ou encore l’éducation. Dans mon cas, nous parlerons surtout du domaine de l’édition et de la publicité, les domaines dans lesquels j’avais envie d’exercer au début de mon aventure.
Comme beaucoup de personnes au début, mon premier réflexe a été de chercher des entreprises susceptibles d’avoir besoin d’illustration. Mais une fois trouvées, comment les contacter ?
Il existe aujourd’hui de nombreuses méthodes de démarchage : mails, appels, bouche à oreille, salons, etc.
Le premier réflexe est généralement le mail, car c’est la piste la plus accessible et la moins « risquée » si l’on ne souhaite pas forcément de confrontation directe avec notre potentiel client. C’est en tout cas ce que je me suis dit au début de mon parcours, sans expérience et sans grande confiance en moi.
J’ai alors fait des recherches pour trouver toutes les entreprises, agences et maisons d’édition qui pourraient être intéressées par mes services.
Mon mail était assez simple et ressemblait à la majorité de ce que ces organismes reçoivent en tant que candidatures : une présentation (informations personnelles, parcours, expérience professionnelle) accompagnée d’un lien vers un portfolio en ligne (type Behance/Adobe).
Voici un exemple :

J’ai envoyé environ 200 mails. Des maisons d’édition, des agences de communication, des entreprises qui me faisaient rêver et tout organisme dans lequel j’arrivais à projeter mon travail.
Les résultats ?
20 réponses. 10 négatives. Et donc 170 restés sans réponse.
Les 10 réponses restantes étaient souvent assez similaires :
« Nous vous remercions pour votre mail. Nous n’avons pas de projets à vous confier pour le moment mais nous n’hésiterons pas à vous contacter si une occasion se présente ».
Les appels et forums n’ont pas donné de résultat non plus.
Si je compare avec des collègues freelances, ils ont des résultats très similaires. Je me suis alors rendu compte que dans un monde où l’on pense que la principale porte d’entrée professionnelle passe par le numérique et la technologie (mail, réseaux sociaux), la meilleure option reste souvent le bouche à oreille et le contact humain.
Parmi les illustrateurs et illustratrices que je connais, la plupart ont trouvé leur premier client de cette manière. Si j’ai un conseil à donner, c'est donc de ne pas sous-estimer les relations humaines directes au profit du numérique. La solution est parfois plus proche qu’on ne le pense.
Nous avons tendance, lorsque l’on cherche du travail, à se tourner vers du « networking forcé » : discuter avec le maximum de personnes sur les réseaux sociaux, tenter de créer des liens avec des profils similaires, multiplier les connexions sur LinkedIn et les abonnements réciproques sur Instagram.
Avec le temps, je me suis aperçu que les opportunités viennent souvent de relations plus naturelles : rencontrer d’autres illustrateurs, et même des personnes d’autres corps de métier, fréquenter des événements, échanger autour de projets, etc.
Le meilleur réseau que vous pouvez vous construire est souvent celui qui se développe naturellement et sincèrement.
En tout cas, pour un début de prospection, c’est souvent la douche froide… Aucune visibilité donc aucune sollicitation, des candidatures qui n’aboutissent pas, et parfois un moral en baisse accompagné d’une remise en question de ses compétences.
Nous sommes nombreux à faire ce constat, surtout dans le domaine de l’illustration. Pourquoi cela n’a pas marché ? Pourquoi je n’ai pas d’opportunités ou de réponses positives ? Les réponses à ces questions arrivent souvent avec le temps et l’expérience. Elles me paraissent aujourd’hui plus logiques, et c’est aussi pour cette raison que j’ai eu envie d’écrire sur ce sujet, afin d’aider peut-être les personnes qui se trouvent dans cette situation au moment où j’écris ces lignes.
SAVOIR SE VENDRE
Si vous pensez qu’un simple mail de présentation accompagné d’un portfolio suffit, il y a de fortes chances que cela ne soit pas suffisant.
Pourquoi ? Parce que vous vous fondez complètement dans la masse. Les entreprises reçoivent des dizaines de mails similaires et la plupart sont lus rapidement puis ignorés, ou parfois supprimés.
Si vous commencez votre carrière, vous ne voyez probablement pas encore le problème et votre mail de prospection ressemble sûrement à celui que j’envoyais moi-même au début.
Tout comme lors d’un entretien d’embauche, il est important de faire une bonne impression dès le départ. De la même manière qu’un reel Instagram peut attirer votre attention en scrollant ou qu’une publicité peut donner envie d’acheter un produit, un « recruteur » doit trouver votre mail suffisamment clair et attractif pour avoir envie de s’y attarder quelques secondes.
Je vais donc prendre le temps de partager quelques points qui, selon moi, peuvent être utiles à prendre en considération dans un mail de prospection. De nombreux illustrateurs et illustratrices ont réussi leur carrière sans passer par ces points, il s’agit encore une fois d’un retour d’expérience personnel.
Si je prétends proposer une prestation professionnelle, il est logique que mon message renvoie lui aussi une image professionnelle, même derrière un simple mail. Il est important d’être crédible aux yeux de la personne qui lira votre message. Il n’existe pas de solution miracle, mais il y a beaucoup de petits éléments qui, une fois réunis, permettent de gagner en crédibilité et d’être davantage considéré par votre prospect.
Premièrement, il est préférable d’éviter les adresses trop personnelles ou peu professionnelles. Une adresse mail personnalisée est peu onéreuse et vous permettra déjà de vous différencier d’une grande partie des candidatures.
Quelque chose de simple et mémorable : contact@thomasarnaud.com.
Deuxièmement, beaucoup de personnes postulent à l’aide d’un portfolio gratuit (Adobe Portfolio, Behance, DeviantArt, etc.). Certains recruteurs n’y prêteront pas forcément attention, mais c’est encore une fois un petit détail qui peut renforcer votre professionnalisme. Disposer de son propre site permet également d’être totalement indépendant et de gagner en crédibilité. Comme pour l’adresse mail, quelque chose de simple et mémorable suffit largement : thomasarnaud.com.
Troisièmement, il existe un élément auquel beaucoup de personnes ne pensent pas alors qu’il peut être très important : la signature. C’est souvent la partie la plus visible du mail : elle apporte une identité visuelle, une structure et retient l’attention. Lorsqu’on reçoit un mail avec une vraie signature professionnelle (nom, fonction, logo, etc.), on comprend rapidement qu’il s’agit d’un mail important. Par mimétisme, je vous encourage donc à faire de même.
Ces éléments n’ont évidemment rien à voir avec le talent créatif, mais ils jouent sur la perception professionnelle. Un illustrateur peut apparaître comme un créatif passionné alors que pour un client il doit aussi être un prestataire fiable.
Parlons maintenant de la structure du mail lui-même. Comme évoqué précédemment, une entreprise peut recevoir de nombreuses candidatures chaque jour. Votre mail ne doit donc être ni trop long ni trop court : il faut trouver un équilibre. Pas besoin d’entrer dans une présentation très détaillée, car seulement quelques secondes seront souvent accordées à votre message.
Avec le temps, j’ai remarqué que les mails les plus efficaces allaient souvent à l’essentiel : se présenter rapidement, expliquer pour quels types de clients on travaille ou vers quoi on souhaite se diriger, montrer concrètement ce que l’on sait faire (via quelques exemples ou un portfolio), puis terminer par une invitation simple à échanger. Je dirais que c’est une formule assez universelle. Certains clients préféreront quelque chose de plus personnalisé, d’autres quelque chose d’encore plus direct. On ne sait jamais qui lira le message, ni dans quel contexte. Une approche simple et claire reste donc souvent la plus efficace.
Ça y est, votre site est prêt, votre mail et votre signature aussi ! Vous envoyez à nouveau des candidatures et surprise… Toujours pas de réponses positives.
Comment est-ce possible ? J’ai l’air professionnel, pourquoi ne veut-on pas travailler avec moi ?
C’est maintenant que j’aborde la phase la plus délicate de la réalité du métier d’illustrateur freelance et de cet article. Une réalité parfois difficile à accepter, mais essentielle à comprendre.
LE VRAI PROBLÈME
La réalité dont je vais parler m’a touché directement, mais touche également des collègues que j’ai côtoyés et bien souvent des étudiants en sortie d’école. Il s’agit souvent du cœur du problème, parfois difficile à appréhender et à accepter, mais qui peut aussi devenir un véritable point de départ pour progresser dans le domaine de l’illustration freelance.
Il s’agit tout simplement de votre niveau. La majorité des personnes qui se lancent à leur compte en espérant pouvoir en vivre sont généralement en sortie d’études (mon cas à l’époque), en réorientation, ou simplement dans une phase où elles souhaitent découvrir quelque chose de nouveau.
Le problème, c’est qu’on ne devient pas boulanger sans avoir appris à faire du pain. Et un stage en boulangerie ou quelques croissants faits chez soi ne suffisent pas pour exercer. De la même manière, la formation suivie et les compétences développées dans un cadre scolaire ou personnel ne garantissent pas toujours un niveau permettant d’entrer immédiatement dans une réalité professionnelle. Le marché est exigeant.
Les agences, entreprises et autres organismes susceptibles de devenir vos futurs clients reçoivent des portfolios tous les jours. Les projets scolaires sont importants pour apprendre, mais un portfolio composé uniquement de travaux d’école peut rendre plus difficile le fait de se démarquer. Or, comme évoqué précédemment, il faut réussir à se démarquer.
Tous les indépendants vous le diront : s’ils sont arrivés à ce stade aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont énormément travaillé pour progresser et trouver leur place. Il n’y a pas vraiment de secret. Et si vous pensez avoir déjà le niveau, il est possible que ce ne soit pas encore tout à fait le cas.
Contactez des professionnels, demandez des avis. Ils valent souvent bien plus que des heures passées à envoyer des candidatures à des entreprises qui ne vous répondront pas. Demandez-leur de critiquer votre travail, mais critiquez-le vous-même également.
Regardez le travail d’autres freelances dans votre domaine et posez-vous des questions simples : si j’avais reçu le même brief, aurais-je été capable de produire quelque chose d’un niveau similaire ? Si la réponse est non, analysez ce qu’il vous manque et identifiez vos lacunes, puis travaillez ces points, expérimentez, apprenez.
L’auto-critique est un outil essentiel pour progresser. Le but de mon discours n’est pas d’être défaitiste, mais plutôt de prendre conscience de la réalité afin de pouvoir avancer plus sereinement.
Je vois également beaucoup de personnes candidater à des maisons d’édition pour des couvertures de livres par exemple, alors qu’elles n’ont aucun projet éditorial à montrer. Il devient alors difficile pour un client de se projeter.
Beaucoup me répondront : « Oui mais justement je ne peux pas montrer une expérience dans ce domaine car je cherche justement à faire ma première expérience ».
Sauf que vous n’avez pas forcément besoin d’une expérience professionnelle pour rassurer un client. Ce qu’il veut surtout voir, c’est que vous êtes capable de réaliser la mission qu’il pourrait vous confier. Pour le rassurer, qu’il s’agisse d’illustration, de concept art ou de tout autre domaine, il faut lui montrer des projets équivalents dans lesquels il peut se projeter.
Vous souhaitez devenir illustrateur de couverture de livre : réalisez des couvertures fictives de votre côté comme si vous aviez un brief éditeur.
Vous souhaitez obtenir des missions en tant que concept artist : présentez des planches avec des personnages, des props et des environnements d’un univers que vous avez développé comme si vous travailliez en studio.
Vous souhaitez devenir graphiste : concevez des supports de communication ou une identité pour un événement fictif comme si une agence vous avait confié cette mission.
Peu importe le domaine, l’exercice reste le même : réaliser des supports que votre client potentiel pourrait réellement vous confier.
Voici un exemple très simple réalisé en quelques minutes avec une création personnelle réalisée il y a quelques années. Pour mettre en avant l’une de vos illustrations, si vous souhaitez candidater chez des maisons d’édition par exemple, vous pouvez simplement réaliser un mockup (de nombreux modèles sont disponibles gratuitement en ligne) afin que votre prospect puisse plus facilement se projeter avec vous.

De la même manière, beaucoup de portfolios ressemblent à ceci : une affiche, un personnage, un logo, un fan art, une illustration fantasy, un projet scolaire, etc.
Ce type de portfolio peut fonctionner pour des particuliers qui verront simplement que vous savez dessiner et créer des images. En revanche, un client professionnel ne comprendra pas forcément ce que vous proposez réellement. Un client sait ce qu’il cherche : un illustrateur de couverture, un concept artist, un graphiste, un motion designer. Il cherche un profil précis et spécialisé, pas quelqu’un qui semble s’éparpiller en présentant toutes ses compétences pour maximiser ses chances de trouver du travail.
Le portfolio doit donc lui permettre de comprendre immédiatement ce que vous pouvez faire pour lui. S’il doit réfléchir pour imaginer votre rôle dans son projet, c’est déjà un problème.
Voici un exemple de deux portfolios ci-dessous.

Pour quelqu’un qui candidaterait afin de réaliser une couverture de livre en maison d’édition, le portfolio de gauche est pertinent. Celui de droite montre davantage de polyvalence mais reste trop générique : l’éditeur aura plus de mal à se projeter car le portfolio paraît trop dispersé, généraliste, et ne montre pas clairement une spécialisation.
Et pour rappel, un bon portfolio prend des années à se construire et un style met du temps à émerger.
Je terminerai cette partie par un point important à prendre en compte dans ce métier : dessiner et répondre à une commande sont deux choses très différentes.
Lorsque l’on dessine pour soi, on choisit le sujet, le style, le temps que l’on souhaite y consacrer, etc. Avec un client, le sujet est imposé, le brief également, il y a un délai et un objectif de communication. Il existe donc un écart important entre la création personnelle et les premiers projets professionnels, car l’image ne sert pas uniquement à être belle : elle doit répondre à un besoin précis.
Ces contraintes peuvent parfois être un vrai mur pour celles et ceux qui commencent dans le métier. Parmi elles, il faut aussi prendre en compte les retours clients. Que votre commanditaire soit un éditeur, un directeur artistique ou un particulier, il demandera souvent des modifications, des ajustements ou des tests, et savoir répondre à ces demandes est une compétence importante.
Une partie du métier consiste aussi à accepter que l’image ne nous appartienne plus entièrement : elle devient une collaboration.
Mais ce sont souvent ces contraintes qui permettent d’améliorer la création et de progresser, car elles nous poussent à sortir de notre zone de confort.
Alors posez-vous simplement la question : si un client me confiait une mission demain, serais-je réellement capable de la réaliser au niveau attendu ?
LA PATIENCE
Beaucoup d’informations non ? La dernière partie de cet article va nous permettre de souffler un peu. Débutant ou senior, la vie professionnelle sera toujours accompagnée de doute, de refus, de périodes creuses et de remises en question. Ils feront toujours partie du parcours, comme dans n’importe quel métier. Refuser de les affronter a plutôt tendance à les amplifier, alors qu’accepter leur présence et apprendre à vivre avec permet d’évoluer.
Si vous vous comparez à votre artiste préféré en vous disant que vous n’atteindrez jamais son niveau, dites-vous qu’il fait probablement la même chose avec un artiste qu’il admire lui-même. L’auto-critique est souvent l’une des meilleures choses qui puisse nous arriver. Il m’est souvent arrivé d’adorer une de mes créations, puis de la détester deux mois plus tard. Est-ce que cela signifie que je n’évolue pas ou que je n’aime pas ce que je fais ? Pas forcément. Cela veut souvent simplement dire que mon niveau d’exigence évolue et que je cherche à aller plus loin, c’est souvent bon signe.
J’aime beaucoup ce que je fais aujourd’hui, mais je sais déjà que dans quelques mois ou quelques années, je le trouverai probablement moins bon. Et c’est justement ce qui doit nous motiver dans notre travail, pas nous décourager. Cela signifie que la progression continue, même lorsqu’elle est parfois difficile à percevoir au quotidien.
Nous avons souvent l’impression de stagner, notamment lorsque les opportunités professionnelles tardent à arriver et que la confiance en soi diminue. Pourtant, la progression ne passe pas uniquement par la validation des autres ou par l’accomplissement d’un projet client. Elle vient aussi de la manière dont nous faisons évoluer notre travail : en l’analysant, en le critiquant, et parfois même en acceptant de repartir de zéro lorsque c’est nécessaire.
Nous parlons d’un métier qui se construit dans le temps. Un portfolio solide demande des années de travail, un réseau se développe progressivement, et la crédibilité ainsi que la confiance en soi arrivent avec l’expérience. C’est un marathon, pas un sprint, alors ne nous mettons pas trop la pression.
Les opportunités apparaissent parfois là où on ne les attendait pas. Il y a rarement de tournants spectaculaires : il s’agit le plus souvent de petites avancées qui, mises bout à bout, permettent progressivement de construire quelque chose de solide. C’est un chemin irrégulier, parfois frustrant et exigeant, mais aussi très stimulant pour celles et ceux qui aiment créer et partager leur univers.
Car malgré toutes ces difficultés, le jeu en vaut largement la chandelle. Le cerveau humain a souvent tendance à retenir davantage le négatif que le positif, mais les défis font aussi partie de ce qui rend ce métier aussi satisfaisant. Travailler sur des univers passionnants, faire de belles rencontres, progresser créativement et humainement…
Chaque projet, chaque échange et chaque progression dans son travail apportent quelque chose de nouveau. On ne développe pas seulement des compétences techniques, mais aussi une manière de réfléchir, de se positionner, et de travailler avec les autres.
Avec le temps, on comprend que ce métier ne fait pas seulement évoluer notre travail, mais aussi la personne que l’on devient.
J’espère que ces quelques paragraphes auront pu aider certain·es à mieux comprendre les différents aspects de ce domaine qu’est l’illustration freelance.
De mon côté, si dans quelques années je relis cet article en le trouvant mauvais, ce sera finalement une très bonne nouvelle : cela voudra dire que j’ai progressé.
Et cet article vous a parlé ou vous a aidé, n’hésitez pas à le partager !
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